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Prélude et fugue

«Tout arbre qui vit parmi nous est un bienfaiteur» écrivait Landry.

Mais, à ce qu’on dit, notre bienfaiteur commence à payer de sa vie le service rendu aux hommes. Les arbres meurent. La forêt est menacée.

La forêt, régulatrice du climat, protectrice des vallées, purificatrice de l’air, gardienne des sources; la forêt, domaine des bêtes et refuge de l’homme; la forêt, beauté de la terre... Si la forêt disparaissait? La question est grave autant que celle de Ramuz quand il écrivait: «Si le soleil ne revenait pas?»

En plus de l’inquiétude, on ressent tout cela comme un jugement. La mort des arbres, comme la mort des lacs, c’est un jugement porté sur notre manière de vivre. On n’apprécie pas beaucoup, mais le fait est là. Une voix se fait entendre: «Je viens non pour vous juger, mais pour vous sauver.» Ce doit être la voix de notre dernière chance, avant que la mort de la forêt n’annonce la nôtre.

Source : Philippe Zeissig Ed. ouverture.

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